Une journée pour parler recherche dans le domaine des Industries Culturelles et Créatives

Le 19 décembre à Bidarray, la Communauté d’agglomération Pays Basque et l’équipe du programme de recherche ICCARE du CNRS ont réuni chercheurs, artistes et entrepreneurs autour d’un objectif commun : renforcer les liens entre recherche et création dans les Industries Culturelles et Créatives.

Les industries culturelle et créatives englobent toutes les activités où création artistique, innovation et économie culturelle se rencontrent : cinéma, design, arts visuels, édition, patrimoine, numérique, jeu vidéo… En France, elles représentent plus de 600 000 emplois et 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est plus, par exemple, que l’aéronautique.

Le projet Laminak, un pôle à venir pour les filières créatives du Pays Basque

La Communauté d’agglomération Pays Basque, via son projet Laminak, a choisi de se concentrer sur certains secteurs dynamiques du territoire : cinéma, audiovisuel, médias, arts visuels, design et numérique. Dans ce cadre, une soixantaine d’acteurs culturels, entrepreneurs, artistes, communes réfléchissent déjà à poser les bases d’un projet collectif.

« Au niveau local, l’enjeu est d’asseoir les conditions pour permettre la structuration des professionnels et une meilleure diffusion de leurs œuvres sur le territoire et au-delà » a précisé Anne-Marie Thornary, directrice générale adjointe de la Communauté Pays Basque.

Dépasser l’étiquette régionaliste

La rencontre de Bidarray s’est ouverte sur le documentaire sonore « Pour le chant » de Myriam Ayçaguer, avant plusieurs tables rondes réunissant chercheurs, producteurs et artistes. Les échanges ont mis en lumière un défi récurrent : sortir des étiquettes régionaliste ou patrimoniales souvent associées aux créations basques, pour en affirmer la portée universelle.

« Ce n’est pas parce que l’on fait des films dans un territoire donné que ces derniers ne peuvent traiter de sujets touchant le plus grand nombre. Je me bats pour faire des films en basque qui sortent du territoire », a ainsi déclaré la réalisatrice souletine Elsa Oliarj Inès.

La langue basque a ainsi été évoquée comme un levier essentiel de cette ouverture : un vecteur d’expression artistique à part entière, capable de toucher bien au‑delà du territoire.

Une création ancrée et ouverte

Pour Loic Legrand, directeur de production à Kanaldude, « une œuvre est avant tout faite pour circuler », tandis que Katti Pochelu productrice à Gastibeltzak Filmak a souligné la nécessité de promouvoir aussi une création imaginée par et pour les habitants du territoire. 

Manuel Roux, chercheur à l’Université de Bordeaux a souligné la qualité des alternatives culturelles produites sur le territoire. Il a également insisté sur la nécessité d’une meilleure reconnaissance de ce travail, condition indispensable pour sortir certaines œuvres de la marginalité et de lever les obstacles à leur diffusion. 

La dynamique permise par cette journée est appelée à se poursuivre, notamment autour du projet Laminak.

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