Une cité préscolaire signée de la promotion Human’Isa XXVl au Rwanda


Les élèves ingénieurs de 5e année de l’ISABTP d’Anglet sont rentrés du Rwanda le 9 avril dernier avec le sentiment du travail accompli et des souvenirs attachants. « C’était une très belle aventure », glisse Justine Pouyaut, co-présidente de l’association Human’Isa XXVI. Au village d’Akababyeyi, dans une région reculée de la vallée de Kigali, ils ont construit un groupe préscolaire où des centaines d’enfants de 3 à 7 ans - certains vulnérables et orphelins - feront leur rentrée en septembre. C’était là leur mission de fin de cursus d’élève-ingénieur : concevoir de A à Z un projet de construction.
Un circuit bien rodé
La réalisation de ce chantier humanitaire, comme la vie d’ingénieur au sein de l’ISA BTP d’Anglet, est bien rodée. Vingt-cinq promotions ont déjà mené à bien un projet de construction à l’autre bout du monde, qu’il s’agisse d’un orphelinat, d’un dispensaire, d’une école...
« Au départ, en 4e année de notre cursus, chaque étudiant doit contacter a minima une ONG. » Sur 90 contactées, 30 ont présenté un projet. Après analyse portant sur la sécurité du pays, la viabilité de l’ONG et l’alignement avec les valeurs éthiques d’Human’Isa, 12 ont été retenus.
« Au départ, le Népal était fléché, mais suite à des tensions politiques sur place, nous avons choisi le projet d’OVC Rwanda, pour ériger un groupe préscolaire destiné à des centaines d’enfants rwandais. »
Sur site, les travaux ont duré cinq semaines
« En amont, nous avons travaillé avec un ingénieur local, précise Justine. C’est beaucoup de préparation, notamment pour les commissions chargées de la conception ou de la logistique ».
En mars, l’équipe forte de 61 étudiants, deux infirmières, trois professeurs encadrants étaient en place au Rwanda. Sur site, les travaux ont duré cinq semaines, menés aux côtés d’une trentaine de locaux. « Le matin et le soir, nous prenions un bus pour faire 8km, soit 40 minutes pour arriver dans cette région un peu reculée de ce pays aux mille collines » rembobine Justine.
Le terrain n’étant pas plat, il a fallu monter un mur de soutènement, creuser des coursives autour des bâtiments en raison des fortes pluies.
Quatre bâtiments de béton équipés d’une charpente métallique composent l’ensemble : le 1er pour la crèche avec deux salles de 50m2, deux petites salles de dortoir et cuisine ; un 2e pour la maternelle avec trois salles de 50m2 ; un 3e pour des bureaux et un 4e pour les sanitaires. En tout, près de 450m2 de bâti ont été érigés sur une emprise au sol de près de 600m2

Une équipe soudée
L’aventure humaine a été belle. « Le groupe était soudé, et nous avons pu compter sur les locaux. Nous échangions chacun dans notre langue, souvent à l’aide de signes », glisse Justine.
Les étudiants sont rentrés avec le sentiment du travail accompli. Ils suivront avec émotion la rentrée des enfants en septembre. Le lien sera conservé via l’association Humanisaspirit, formée d’anciens de l’école chargés d’assurer le « service après-vente » des projets réalisés, dont les derniers menés au Paraguay, en Tanzanie et au Sénégal.
L’histoire ne s’arrête pas là. Un vidéaste embarqué dans l’aventure présentera le film filmé en septembre, au moment de la remise des diplômes. D’ici là, HumanISA XXVII aura déjà avancé sur sa mission.
Izarbel
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